EARL les Baudes, porcherie du col Bayard

Isolation, chaufferie automatique, bois déchiqueté

La situation de l'exploitation

L'exploitation porcine se situe au col Bayard à 1 250 m d'altitude. Elle comporte environ 120 truies et vend 2 500 porcs/an.
M. Nicolas Chaix, est le seul exploitant et comme de nombreux agriculteurs, il est double actif : en plus de s'occuper de son exploitation porcine, il est également moniteur de ski durant la période hivernale.


L'origine du projet

La porcherie était chauffée grâce à des résistances électriques et une chaudière fioul. L'électricité et le fioul sont parmi les deux énergies les plus chères et dont les coûts augmentent régulièrement. Les bâtiments étaient anciens et peu isolés.

Par ailleurs, la porcherie est située en altitude ce qui génère des consommations de chauffage plus importantes qu'en vallée puisque les températures extérieures sont plus froides.

De plus, la température adéquate de chauffage des bâtiments pour ce type d'élevage se situe entre 20 et 25°, il est donc nécessaire d'avoir un système de production de chaleur qui permet de satisfaire ce besoin, même en été.

Partant de ces constats, M. Nicolas Chaix à décider de rénover et isoler une partie des bâtiments afin d'améliorer leurs caractéristiques thermiques et par la même occasion réaménager les locaux pour améliorer la qualité de travail et le confort des animaux. La deuxième étape à consister à changer le système de chauffage fioul / électricité par une chaudière bois.


Que des avantages !

L'énergie bois est moins chère que le fioul et l'électricité et augmente moins vite. La facture énergétique passe de 15 k€ (même en sous-chauffant) à 8-9 k€, amortissement compris, et ce à température de confort.


Valorisation en circuit-court et démarche qualité

En plus de travailler sur la dimension énergétique, l'exploitation fonctionne avec des partenaires locaux. La totalité de la production de porcs est organisée en circuit court avec la SICA (Société d'intérêt collectif agricole) le Montagnard. L'élevage adhère à la démarche de qualité « Porcs de Montagne » ce qui assure que les porcs sont nés et élevés en montagne et bénéficient d'une alimentation à base de céréales.
Par ailleurs, la fromagerie du Col Bayard fourni l'exploitation en lactosérum qui est donné aux animaux. Leurs déjections sont récupérées pour fertiliser les sols.

Localisation

Description Technique

Matériel en place

  • Silo = 300 m3 utile / 200 m3 réel
  • Chaudière Froling 43 – 110 kW

Consommations

  • 100 tonnes de bois brut / an transformées en 300 m3 de plaquettes soit 297 MWh/an

Caractéristiques économiques

Investissement chaudière + réseau de chaleur

  • 60 000 €
  • Dont 60% d'aide de l'Europe et 8 000 € de certificats d'économie d'énergie (CEE).

Coût de fonctionnement

  • Facture énergétique avant travaux = 15 000 € de fioul et d'électricité en sous-chauffant
  • Facture énergétique après travaux 8 500 € dont 3 500 € d'amortissement.
  • Le bois est acheté est du bois plein (40 €/tonne) qui est broyé grâce au broyeur du CUMA.
  • L'appoint est réalisé lorsque nécessaire

Les acteurs du projet

  • Agriculteur : Nicolas Chaix
  • Installateur chaufferie : Parmentier
  • Fournisseur de bois : Benardel dans le Champsaur
  • Appoint plaquette lorsque besoin : scierie du Motty.

L'avis du maitre d'ouvrage

Une expérience précédente réussie

« Ce qui m'a incité à passer à l'action sur l'exploitation c'est que j'avais déjà chez moi une chaudière bois avec un petit réseau de chaleur. L'expérience montrait que c'était fiable techniquement et qu'économiquement on était gagnant.
D'autant plus gagnant que nous avons un broyeur en CUMA, donc nous faisons nous-même le bois.
Tout était réuni pour équiper la porcherie d'une chaufferie bois : l'expérience et le fait que je faisais déjà des plaquettes de bois pour mon installation personnelle, ça ne demandait de logistique supplémentaire, simplement un peu plus de temps de coupe et de broyage. »

Un gain économique net

« Les bâtiments sont vieux et mal isolés. En sous-chauffant, je payais déjà près de 15 000 €/an. Avec le bois je ne paye que 8 à 9 000 €/an dont un bon tiers est de l'amortissement pour rembourser les emprunts. Une fois ces amortissements remboursés, j'estime que j'aurai divisé ma facture énergétique par 4.
Ce qu'on ne voyait pas avant c'est le gain qui existe aussi sur la nourriture : l'indice de consommation a baissé. Les bêtes ont plus chaud et donc elles mangent moins. »

Les points clefs

  • Avoir réalisé les travaux d'économie d'énergie avant de dimensionner et installer les systèmes de production (chauffage, ECS etc.)
  • Avoir suffisamment d'espace en chaufferie pour l'installation d'une chaudière bois et du stockage du bois déchiqueté
  • Coût du combustible bois faible et plutôt stable en comparaison des autres énergies ==> dépense annuelle faible (voir lien : Argus des énergies / AJENA)
Présent dans les catégories : Agriculture | Bois déchiqueté