Politique « transport » du Conseil Général des Hautes-Alpes

Actions Développement Durable du Service Voiries

Le CG05 organisateurs des transports : Les actions « développement durable » du service Voiries

Des conventions visant à réduire l'impact environnemental de la construction des routes et à augmenter le bien-être au travail des employés du BTP ont été mises en place au niveau de la Fédération Nationale du BTP et de l'Etat.

Ces conventions, votées en 2011, se sont déclinées régionalement puis à l'échelle du département. Une charte sera signée en 2014 pour une durée de 5 ans entre les différents partenaires. Elle mettra en œuvre les actions suivantes :

  • Action 1 : préserver les ressources non renouvelables
  • Action 2 : le recyclage des routes : recyclage des couches de surface.
  • Action 3 : préserver la biodiversité des milieux naturels.
  • Action 4 : réduire les GES et la consommation d'énergie sur les chantiers.
  • Action 5 : réduire la consommation d'eau sur les chantiers tout en garantissant la limitation d'émission de poussières
  • Action 6 : amélioration de la sécurité routière des hommes en bordure de chantier.

Localisation

Description Technique

Action 1 : Préserver les ressources non renouvelables

  • Réutilisation des matériaux utilisés sur les chantiers routiers, de terrassement et de construction en régie directe. 
    Actions réservées à des chantiers importants pour que la logistique mise en place soit pertinente.
  • Favoriser l'usage de matériaux géologiques naturels.

 

Action 2 : Recycler les routes - recyclage des couches de surface :

  • Les couches de surfaces sont traitées en centrale avec un ajout de liant
  • Les couches de surface recyclées sont destinées à être utilisées sur le même chantier ou sur un nouveau chantier
  • La centrale d'enrobé, tenue par un prestataire permet de recycler jusqu'à 35% de matériaux des couches de surface des routes. Ce taux était de 5 à 6% avant ce procédé.

 

Action 3 : Préserver la biodiversité et les milieux naturels

  • La démarche de préservation de la biodiversité et des milieux naturels est désormais intégrée, de l'ingénierie jusqu'aux phases opérationnelles. Il s'agira de prendre en compte à chaque étape d'un projet les différents relevés liés à la biodiversité, comme par exemple les relevés Natura 2000.

 

Action 4 : Réduire les gaz à effet de serre et les consommations d'énergie sur les chantiers.

Plusieurs mesures ont été entreprises dès 2011.

  • Introduction d'un enrobé spécifique dont la mise en œuvre est réalisable à des températures moyennes voire froides contrairement aux 160 à 180°C nécessaires actuellement pour les enrobés à chaud. 
    Il y a également un impact aussi lors de la mise en œuvre puisque la nocivité des dégagements d'huiles se trouve réduite. Cependant, l'utilisation de ces enrobés à froid génère une contrainte supplémentaire avec le trafic des poids lourd puisque la durée de durcissement est beaucoup plus longue. Les enrobés tièdes quant à eux ne sont pas concernés.
  • La Fédération du BTP a réalisé un éco-comparateur nommé SEVE qui permet de comparer l'impact écologique de différentes variantes pour un même projet allant de travaux neufs à la rénovation de la chaussée existante.
  • Les appels d'offres publics intègrent désormais ces notions tout en intégrant les critères d'épaisseur de matériaux, du trafic poids lourds, de l'indice de gel... Cela incite les entreprises à proposer des solutions innovantes et à les pousser sur le chemin de la R&D.

 

Action 5 : Réduire la consommation d'eau sur les chantiers tout en garantissant la limitation d'émission de poussières.

  • Restriction de l'utilisation d'eau sur les chantiers lors des périodes sans vent. L'eau est utilisée pour asperger le sol et limiter la dispersion des poussières. Son usage sera dorénavant mieux régulé et elle sera principalement utilisée lors de la période venteuse, facteur favorable à la dispersion des poussières. Il n'existe pas de cadre réglementaire pour ce point

 

Action 6 : Améliorer la sécurité routière des hommes en bordure de chantiers

  • Mise en œuvre par le CG05 d'un travail sur les moyens communs à mobiliser pour améliorer la sécurité du personnel de chantier
  • Rédaction et signature d'une charte locale pour des chantiers sûrs et propres.
  • La mise en place de cette action sera effective en septembre 2014.

Caractéristiques économiques

Les acteurs du projet

L'avis du maitre d'ouvrage

Xavier Contal, Service Politique des Infrastructures et des Transports

Les déclinaisons opérationnelles ont été co-construites entre différents partenaires (la fédération du BTP locale, les syndicats et le CG05). Le choix a été fait de concentrer le travail sur 5 à 10 actions afin d'être efficace sur chacune d'entre elles plutôt que de les multiplier au risque de s'éparpiller.

Nous avions entamé une réflexion préalable dans l'Agenda 21, ce qui a permis d'associer dès lors les entreprises du BTP. Celles-ci ont répondu favorablement à nos exigences et ont rapidement progressé dans l'application et la mise en œuvre de ces actions.

Tous les marchés de constructions de chaussées neuves sont ouverts aux variantes. Il s'avère parfois que certaines propositions soient moins chères et plus adaptées au plan d'actions décidé, que ce qui a été exigé dans le cahier des charges. Cela s'explique par la multitude des possibilités techniques de mises en œuvre des chaussées et dont nous n'avons pas toujours connaissance. Nous sommes donc aussi ouverts à l'expérimentation si elle va dans le sens de la charte que nous avons mis en place.

Les points clefs

Des enjeux autour de déplacement des touristes et de l'efficacité des transports en communs ou alternatives à la voiture individuelle pour la population.

Présent dans les catégories : Actions des collectivités