Installation bois énergie et solaire thermique sur une habitation individuelle à la Faurie.

Chaudière centrale à bois bûche et panneaux solaires thermiques

Localisation

Description Technique

Efficacité énergétique
• Création d'une zone tampon : une véranda a été construite devant les portes fenêtres sources de déperditions afin de limiter les déperditions de cette zone.
• Isolation des garages au rez-de-chaussée avec 5 cm de polystyrène au mur (Resistance Réq. = 1,4 m².K/W), 15 cm de mousse projetée au plafond (Resistance Réq. = 4,3 m².K/W).
• Changement des portes

Chaudière à bois bûche
• Puissance : 25kW, foyer de 50 cm
• Marque : UNICAL
• Ballon tampon de 1 000 litres à 80°C
• Distribution par radiateurs à eau, température de départ : 65°C
• Entretien : 3 ramonages par saison

Eau chaude sanitaire solaire :
• Surface des capteurs solaires : 5 m2
• Energie d'appoint du ballon : chaudière en hiver et les capteurs solaires en été
• Liquide dans le circuit des capteurs : eau glycolée.
• Productivité utile unitaire estimée des capteurs solaires = 580 kWh/m²/an

Caractéritiques économiques

Coût :
• 8 630 €TTC pour l'ensemble chaudière, ballon tampon et radiateurs, pose comprise.
• 4 830 €TTC pour l'installation solaire d'eau chaude sanitaire solaire (ballon, circulation et capteurs).
• 0 € d'achat de bois bûche : il est produit par les propriétaires du logement.

Financement :
• Subvention du CG05 : 1200 €
• Crédit d'impôt : 2670 €
• Prêt à taux zéro

Temps de retour avec augmentation du coût de l'énergie :
• Temps de retour avec aides et subventions = 3,5 ans par rapport à une solution fioul avec les hypothèses :
• d'une consommation initiale d'environ 2 250 litres de fioul à 0,90 €/litre (5% d'augmentation/an) soit 0,09 €/kWh
• 15 stères de pin sylvestre à 0 €/an pour la nouvelle installation.
• Hors installation du réseau de distribution de chaleur (radiateur)

Les acteurs du projet

Maître d'ouvrage : M. et Mme Correard
Installateur : Chauffagiste ALLIAUD, 05000 GAP

L'avis du maitre d'ouvrage

Pourquoi ce système ?
«Jusqu'en 2011 nous chauffions la maison avec un poêle à bois dans la salle à manger et des radiateurs électriques d'appoint dans les chambres. Le confort était assez médiocre avec de fortes différences de température d'une pièce à l'autre. La salle à manger était surchauffée, à l'inverse des autres pièces. Le poêle nécessite beaucoup d'attention puisqu'il doit être rechargé 6 fois par jour, y compris au milieu de la nuit. La production d'eau chaude était aussi inefficace puisque le ballon électrique était situé dans un garage sans aucune isolation particulière.
Mon père qui habite proche de chez nous avait installé une PAC avec distribution par radiateurs, et j'ai pu constater le gain de confort qui découlait d'un chauffage central. Je possède des parcelles que je défriche et le bois est donc une ressource toute naturelle pour nous.
Au début j'avais envisagé une chaudière à bois déchiqueté reliée à nos gîtes qui se trouvent en face mais l'investissement était trop important. Nous avons opté pour une chaudière à bois bûche même si nous avions peu de recul sur cette technologie qui est de moins en moins fréquente. Quitte à lancer de gros travaux nous avons aussi opté pour un chauffage solaire de l'eau chaude sanitaire. Nous avions rencontré l'artisan à Gap et nous nous sommes décidés rapidement afin de pouvoir bénéficier des derniers prêts à taux zéro. »


Comme cela fonctionne-t-il aujourd'hui ?
« La rentabilité économique qui était une de nos motivations s'est vite vérifiée puisque notre facture d'électricité est passé de 180€ à 70€ par trimestre, en grande partie du à l'eau chaude sanitaire, et plus légèrement à l'arrêt des convecteurs électrique d'appoint dans les chambres. Même si nous devions acheter le bois, l'installation dans son ensemble resterait rentable, grâce au solaire.
Même si le rechargement n'est pas automatique, la chaudière demande moins d'attention que le poêle puisqu'on peut ne l'alimenter que trois fois par jours. Comme nous brûlons essentiellement du pin sylvestre il faut quand même la ramoner trois fois par an.
La période la plus contraignante est l'intersaison, car la chaudière fonctionne le plus efficacement et le plus proprement à plein régime. Ce qui n'est pas le cas du printemps ou de l'automne, lorsqu'on l'arrête et la redémarre plus fréquemment.
En hiver les panneaux solaires permettent de chauffer l'eau à 15°C puis c'est la chaudière qui prend le relais mais à partir de fin mars les capteurs solaires assurent une température de 50°C. »

Bilan
« Nous sommes vraiment satisfaits de l'investissement qui nous permet de réaliser des économies et qui surtout améliore grandement notre confort d'hiver pour une consommation de bois équivalente..»

Les points clefs

• Avoir réalisé les travaux d'économie d'énergie avant de dimensionner et installer les systèmes de production (chauffage, ECS etc.)
• Avoir suffisamment d'espace en chaufferie pour l'installation d'une chaudière bois et d'un ballon tampon de grande capacité
• Coût du combustible bois faible et plutôt stable en comparaison des autres énergies dépense annuelle faible (voir lien : Argus des énergies / AJENA)
• Système automatique sans intervention quotidienne
• Investissement initial important
• Pour la production d'eau chaude sanitaire solaire, avoir une toiture ou une surface au sol bien orientée permettant une maximisation de la production.